Les chiffres de l'été 2015 n'ont rien de rassurant. Après une énième hausse en juillet, la mortalité routière a de nouveau augmenté au mois d'août. Ce sont pas moins de 335 victimes qui ont été dénombrées par l'ONISR (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière), ce qui représente une augmentation de près de 9,5 % par rapport à la même période en 2014.
L'information et la répression restent les deux faces de l'éternelle pièce brandie pour diminuer le nombre d'accidents de la route. Multiplier les radars et les placer aux endroits les moins attendus par les automobilistes semble donc être le programme privilégié dans cette lutte contre la mortalité routière.
Bernard Cazeneuve a annoncé la tenue d'un conseil interministériel de la sécurité routière le 2 octobre prochain. Ce sera le premier depuis le mois de mai 2011, il y a plus de quatre ans. Chantal Perrichon a émis des réserves sur le risque que ce conseil ministériel soit “bricolé”.
Le ministre de l'Intérieur a cependant entendu la demande concernant l'abaissement de la vitesse limite, qui va être expérimentée pendant deux ans sur trois axes particulièrement sujets aux accidents.Une hausse des attitudes à risque
Après un mois de juillet 2015 déjà désastreux (+ 19,2 % de tués), l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a annoncé une hausse de la mortalité routière en août 2015 de 9,5 % : 335 personnes ont perdu la vie sur les routes de France, contre 306 en août 2014. Les accidents corporels ont augmenté de 3,4 %, le nombre de personnes blessées de 1,8 %, tandis que le nombre de personnes hospitalisées a augmenté 3,3 %. Depuis le début de l’année 2015, la hausse de la mortalité routière s’établit à 4,6 % sur les huit premiers mois.Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur en charge de la sécurité routière, penche plutôt pour un comportement dangereux d'une minorité de Français, qui aurait causé une série d'accidents “particulièrement mortels”. La Somme et le Rhône ont été durement touchés, alors que l'an dernier les avait épargnés.



