Alcool au volant : 6 points perdus

L’alcool est à l’origine de 30,9 % des accidents mortels en voiture, ce qui en fait la première cause de décès sur la route. Or, dans 85 % des cas, les responsables sont des buveurs occasionnels. Il suffit souvent d’une fête de famille, d’un pot entre amis ou d’un repas bien arrosé pour que le trajet de retour bascule. La sanction immédiate pour une alcoolémie positive est le retrait de 6 points sur le permis de conduire.

Les risques de l’alcool au volant : perte de 6 points sur le permis de conduire

Pour un taux d’alcool supérieur à la limite autorisée ou pour un refus de dépistage, un conducteur perd automatiquement 6 points sur son permis. Cela signifie par exemple la fin d’un permis probatoire. D’autres sanctions peuvent s’ajouter en fonction du degré d’alcoolisation.

Alcoolémie supérieure à 0,2 gramme par litre de sang chez les jeunes conducteurs

0,2 g d’alcool par litre de sang = 0,10 mg d’alcool dans un litre d’air expiré

Depuis le 1er juillet 2015, le taux d’alcool pour les jeunes conducteurs a été abaissé. Désormais, la conduite avec un taux d’alcoolémie supérieur à 0,2g par litre de sang est sanctionnée. On parle de tolérance 0 car 0,2g est équivalent à 2 gorgées…

Alcoolémie entre 0,5 et 0,8 gramme par litre de sang : risques encourus

0,5 g d’alcool par litre de sang = 0,25 mg d’alcool dans un litre d’air expiré
0,8 g d’alcool par litre de sang = 0,35 mg d’alcool dans un litre d’air expiré

La conduite avec un taux d’alcoolémie compris entre 0.5g et 0.8g par litre de sang donne lieu à une contravention, passible des sanctions suivantes :

Alcoolémie supérieure à 0,8 gramme par litre de sang : risques encourus

0,8 g d’alcool par litre de sang = 0,35 mg d’alcool dans un litre d’air expiré

Conduire avec un taux d’alcoolémie supérieur à 0.8g par litre de sang est un délit, qui entraîne des sanctions immédiates appliquées par les forces de l’ordre, puis des sanctions judiciaires.

La police ou la gendarmerie peuvent donc :

  • retenir pour 72h le permis d’un conducteur en état d’ébriété manifeste,
  • immobiliser le véhicule si aucun passager ne peut prendre le volant,
  • suspendre administrativement le permis pour 6 mois maximum.

Par la suite, un tribunal peut décider d’une amende de 4 500 € et d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans ou bien :

    • une suspension de permis jusqu’à 3 ans, sans sursis ni permis blanc,
    • l’annulation du permis avec interdiction de solliciter un nouveau permis pendant au moins 3 ans si récidive.
    • l’interdiction de conduire certains véhicules, y compris ceux pour lesquels le permis de conduire n’est pas exigé,
    • l’interdiction de conduire un véhicule non équipé d’un dispositif homologué d’éthylotest anti-démarrage (EAD), pour  une durée de 5 ans au maximum. La violation de cette interdiction constitue un délit, puni de 2 ans d’emprisonnement et de 4 500 € d’amende.
    • l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière, aux frais du contrevenant.

En cas de récidive

Le juge prononce automatiquement une peine complémentaire de confiscation du véhicule si le contrevenant en est propriétaire.

Conduite après usage de stupéfiants

Attention : en associant consommation de stupéfiants et d’alcool à un taux prohibé, vous encourez :

    • >2 ans d’emprisonnement,
    • 4 500 € d’amende,
    • l’immobilisation de votre véhicule,
    • la suspension du permis, sans sursis ni permis blanc.

En cas d’accident provoqué sous l’emprise de l’alcool

S’il y a blessures graves, l’amende atteint 30 000 €.

Les effets de l’alcool

Le taux d’alcool par litre de sang à ne pas atteindre et encore moins dépasser correspond à 0,5 g, c’est-à-dire à deux verres d’alcool. Une consommation responsable se limite donc à un verre, soit une demi bière (25 cl à 5°), un canon de vin (12,5 cl de 10° à 12°) ou 3 cl d’alcool distillé à 40° (whisky, anisette, gin).
Tous contiennent à peu près 10 grammes d’alcool pur.

Bon à savoir : chaque verre fait grimper le taux d’alcoolémie de 0,20 g à 0,25 g en moyenne. Ce chiffre peut atteindre 0,30 g chez les personnes plus minces, les femmes ou les personnes âgées. Or l’élimination se fait à raison de 0,10 g à 0,15 g d’alcool par heure. Et rien n’accélère ce processus, ni manger, ni le sel, ni la cuillère d’huile !

comprendre le taux d'alcool dans le sang - infographie

Les multiples impacts sur le corps

  • le champ visuel rétrécit,
  • la sensibilité à la lumière augmente,
  • la notion de distance et de largeur s’altère,
  • les réflexes ralentissent,
  • l’effet euphorisant provoque un état de grande confiance chez le conducteur.

Ces symptômes aboutissent à une conduite dégradée et à une prise de risque plus importante :  agressivité, non-port de la ceinture de la sécurité ou du casque, réflexes diminués…

En cas de décès d’un autre usager de la route, elle peut atteindre 150 000 € et le conducteur risque jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.

Article 234-1 du code de la route.

Concernant l’alcool au volant, la loi est très claire : il est interdit de conduire ou d’accompagner un élève conducteur avec un taux d’alcool dans le sang égal ou supérieur à 0,5 gramme (soit 0,25 milligramme par litre d’air expiré). Prendre la route devient dangereux et l’on s’expose en plus à des sanctions. Celles-ci varient selon le taux d’alcoolémie, s’il y a eu accident ou encore lorsque le conducteur refuse le dépistage.

Traditionnellement, les forces de police et de gendarmerie pratiquent des dépistages, mais depuis juillet 2012, les conducteurs ont l’obligation de posséder dans leur véhicule un éthylotest non périmé, en état de fonctionner et affichant des normes de conformité en règle. Cela pour les responsabiliser et les encourager à mesurer eux-mêmes leur alcoolémie.
En 2016, le nouveau projet de loi de santé facilitera le dépistage par les forces de l’ordre.

Bon à savoir : le refus de dépistage est considéré comme un délit et peut aboutir au retrait de 6 points sur le permis, à une amende de 4 500 €, à 2 ans d’emprisonnement et à une suspension de permis jusqu’à 3 ans.

Les conseils de Permisapoints.fr

  1. Ne pas consommer du tout d’alcool ou de drogue reste la recommandation absolue.
  2. En cas de consommation, tester son taux d’alcoolémie est impératif. La présence obligatoire d’un éthylotest dans son véhicule devrait y inciter plus facilement
  3. Ne pas prendre de risque si le test d’alcoolémie est positif. Nommer un responsable de soirée qui ne boit pas et qui prendra le volant au retour demeure la meilleure solution.

Mis à jour le 21 décembre 2016

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