Le chiffre qui fait débat

Selon le gouvernement : en mai 2011, 317 personnes ont perdu la vie sur les routes de France contre 336 en mai 2010soit une baisse de 5.6%

Selon 40 millions d’automobilistes, association de la loi de 1901 : en mai 2011, 330 personnes ont perdus la vie sur les routes de France contre 336 en mai 2010 soit une baisse de  1.8%

Afin de défendre le chiffre énoncé par l’Institut d’Etude des Accidents de la Route dont l’association s’est dotée en début d’année, elle a décidé de communiquer sur ses premières analyses des statistiques de la sécurité routière.

Pour l’association les indicateurs ne sont pas les bons et la politique de sécurité routière qui s’en suit n’est pas adaptée à la réalité.

L’association fait les constats suivants :

  • la prévention des accidents n’est efficace que si les radars, de plus en plus nombreux, sont visibles par les conducteurs dans les zones à risque. Les contrôles et les radars cachés ne produisent plus l’effet escompté sur le taux de mortalité ;
  • la visibilité des forces de l’ordre et de radars pédagogiques conduisent les automobilistes à respecter la vitesse autorisée ;
  • la vitesse ne serait plus « l’enjeu majeur » à prendre en compte par les pouvoirs publics car, selon les chiffres, moins de 2% des conducteurs dépassent de plus de 20km/h la vitesse autorisée. Il faudrait prendre en compte également les autres comportements à risque tels que la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, ou encore les très grands excès de vitesse. La somnolence est l’un des facteurs à risque absent des études réalisées par les pouvoirs publics ;
  • le taux de mortalité n’a pas évolué depuis 2005. Si, en 2010, les résultats ont été plus cléments c’est parce que l’hiver s’est caractérisé par des conditions climatiques hostiles et a dissuadé une grande partie des automobilistes à prendre le volant ;
  • enfin, les motards sont parmi les premières victimes sur la route en 2011, environ 30%. Le taux de mortalité concernant les deux-roues devraient s’analyser en fonction des conditions météorologiques qui peuvent expliquer leur présence sur les routes. Les conditions climatiques doivent donc être prises en comptes dans les analyses des statistiques faites par les pouvoirs publics ;

Mis à jour le 25 juin 2014

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