Alcool au volant : vers une tolérance zéro pour les jeunes

Les jeunes sont trop souvent victimes d’accidents. Inconscients de l’impact de l’alcool et des drogues sur leurs aptitudes physiques, ils prennent beaucoup de risques. En Suisse, une tolérance zéro sera appliquée dès janvier 2014 : une interdiction d’alcool absolue pour les jeunes conducteurs pendant les trois ans de période probatoire. La question se pose aujourd’hui en France.

« Boire ou conduire, il faut choisir »

La consommation d’alcool a de multiples impacts sur le corps :

  • le champ visuel rétrécit,
  • la sensibilité à la lumière augmente,
  • la notion de distance et de largeur s’altère,
  • les réflexes ralentissent,
  • l’effet euphorisant provoque un état de grande confiance chez le conducteur.

Tolérance zéro alcool pour les jeunes

Conduire en état d’ivresse est puni par la loi.

« Chaque année, l’alcool tue des dizaines de personnes sur les routes suisses.  Ces accidents impliquent très fréquemment des nouveaux conducteurs. » : une fondation pour les victimes de la route en Suisse, nommée RoadCross, a dernièrement lancé une campagne pour expliquer et  faire comprendre aux jeunes pourquoi l’alcool au volant leur sera interdit dès Janvier 2014. Le test, sans acteurs et en conditions réelles, a fait polémique. Les jeunes étaient en effet invités à boire de l’alcool à une soirée organisée par RoadCross nomée « Drink+Drive » (soit « Boit et Conduit »). En sortie de soirée, ils ont été interrogés sur leur état à conduire et la plupart pensaient être aptes à prendre le volant. Pour le prouver, la société leur proposait donc de conduire sur une piste, accompagnés d’un moniteur et avec leurs amis en passagers arrières. Filmés de l’intérieur, ils croient contrôler le véhicule jusqu’à ce qu’un obstacle arrive et qu’ils ne soient pas capables de freiner à temps. Les jeunes sont choqués et prennent alors conscience qu’en situation réelle, sur la route, les conséquences auraient été graves.

Les jeunes, des victimes trop fréquentes de la route

En plus de l’alcool, d’autres comportements dangereux font qu’ils se mettent en danger :

  • L’excès de vitesse pour impressionner la copine ou les amis, généralement en sortie de boîte de nuit : il est malheureusement fatal lors d’un accident
  • La consommation de stupéfiants : elle n’est pas compatible avec la conduite, l’individu n’ayant plus ses facultés d’attention, de concentration, et un trop plein de confiance en soi
  • L’utilisation du téléphone : envoyer des messages c’est quitter la route des yeux, et c’est équivalent à rouler les yeux fermés ; téléphoner nous déconcentre, et avec un portable à la main, une seule main est disponible pour réagir à un danger
  • Les deux roues (et notamment les scooters, fréquents chez les mineurs) sont à conduire avec prudence mais certains comportements dangereux sont trop souvent constatés : non port du casque, conduite dangereuse, circulation sur les trottoirs, non respect du code de la route…
  • L’usage de casques ou d’écouteurs en tant que piétons : le risque est de ne pas entendre le danger (klaxon, voiture qui arrive) et c’est de plus en plus fréquent

De son côté la CAAQ du Québec a lancé une campagne de communication pour sensibiliser les jeunes dans les lycées en faisant parler des faux fantômes victimes d’accidents : fautledire.com

Mis à jour le 7 mars 2016

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