Détecteur de radar à moto : les risques encourus

27 août 2019

C’est une tendance qui s’ancre dans le paysage routier. Les conducteurs de deux-roues utilisent de plus en plus de solutions de guidage, notamment dans le but d’éviter les embouteillages ou pour déterminer un itinéraire bis. Le problème est que ces outils d’aide à la conduite peuvent aussi être utilisés pour indiquer la présence de radars fixes et mobiles.

Or, avoir recours à ces appareils est strictement interdit. Pour rappel, la vitesse excessive est la première cause de mortalité en France, selon les chiffres de la sécurité routière. Les usagers de deux-roues représentent moins de 2 % du trafic, mais constituent près de la moitié (43 %) des personnes blessées graves.

Détecteur de radar à moto : les risques encourus

Utiliser un GPS ou une application pour avertir des radars

Il existe une multitude d’appareils ou d’applications téléchargeables sur son smartphone. Les assistants à la conduite et les détecteurs de radar sont deux outils distincts aux yeux de la législation, mais dans les faits, la différence est maigre.

Les solutions de navigation classique comme le GPS (géolocalisation par satellite) de type Tom Tom, ou encore l’application Waze, le boîtier Coyote, Wikango XL ou Inforad, que la loi autorise, ont pour fonction de signaler en temps réel des zones dangereuses.

Elles sont utiles pour contourner un bouchon ou être alerté d’un accident par exemple. Mais ces appareils légaux n’ont pas le droit d’envoyer de messages précisant exactement l’emplacement des radars. Les fabricants ont donc décidé de jouer sur les mots.

Désormais, le conducteur peut être averti d’une « zone dangereuse ». En plus des limitations de vitesse ou des accidents, cette « zone à risques » permet aussi de renseigner implicitement sur la présence de radars fixes et mobiles…

En somme, les icônes et le mot « radar » ont été bannis des écrans, mais l’outil avertit toujours en cas de contrôles. Simplement, ce n’est plus un point précis qui est signalé, mais une zone. Ce sont généralement des tronçons de 300 mètres en agglomération, 2 km sur les nationales et 4 km sur autoroutes.

Qu’en est-il du détecteur, de l’avertisseur ou du brouilleur de radars ?

Plus que les automobilistes, les conducteurs de deux-roues ont tendance à rouler en excès de vitesse, notamment au guidon d’une sportive.

Certains ont donc recours au brouilleur, détecteur ou avertisseur de radar. Cette pratique est totalement interdite ! Ce type de produit a un prix. Ces trois appareils peuvent coûter jusqu’à 500 €. Ils prennent tous la forme d’un petit boîtier discret. Mais comment ça marche ?

Le détecteur de radar

C’est le plus commun, car il capte aussi bien le radar mobile camouflé que le radar fixe. Son fonctionnement est simple. Il repose sur la détection des ondes magnétiques émis par le radar.

Car pour calculer la vitesse du véhicule, le radar envoie une fréquence qui bute contre le véhicule (voiture ou moto) et revient avec une nouvelle fréquence. La vitesse est calculée en faisant la différence entre la fréquence émise et reçue. Le détecteur utilise donc un capteur de fréquences et envoie un signal sonore ou lumineux au conducteur.

L’avertisseur de radar

Il fonctionne comme un GPS classique, mais donne la position exacte du radar. Il suffit de télécharger sur Internet la liste publique des radars et des lieux de contrôles établie par les autorités de Police avec leurs coordonnées GPS et de la charger dans l’appareil.

À chaque déplacement, un avertissement est émis à l’approche du radar. Ces avertisseurs fonctionnent surtout grâce à la collaboration d’une « communauté », soit un ensemble d’utilisateurs partageant les positions des radars mobiles en temps réel avec les autres usagers.

Le brouilleur de radar

Ce sont des boîtiers munis d’un capteur, installés à l’avant du véhicule. Parfaitement illégaux, ces dispositifs anti-radar ne font pas que détecter les radars automatiques, mais permettent de brouiller les ondes émises.

Basés sur la détection d’une fréquence unique, les détecteurs deviennent moins performants avec les nouveaux radars à balayage de fréquence et avec les radars laser.

Que risque-t-on à conduire avec un avertisseur de radars à moto ?

Depuis le 3 janvier 2012, l’usage mais aussi la simple détention de tout dispositif capable d’informer en temps réel le conducteur de la présence d’un radar fixe ou mobile ou d’un contrôle de police sont interdits en France, comme le précise l’article R413-15 du code de la route.

Toute personne en possession d’un tel dispositif s’expose à une contravention de 5e classe, soit 1 500 € d’amende et le retrait de 6 points sur le permis de conduire, ainsi que la saisie du dispositif. Lors d’un contrôle routier, les forces de l’ordre peuvent en effet contrôler un appareil en votre possession.

De même, après un accident, la vérification pourra être effectuée en vue d’examiner l’éventuelle responsabilité du conducteur.

La loi prévoit également des peines complémentaires, à savoir la suspension du permis, pour une durée de trois ans au plus et la confiscation du véhicule.

Publié par Stephanie
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