Cylindre moto : quelle architecture choisir ?

12 décembre 2019

Tous les types de motos n’offrent pas la même architecture de moteur. Il existe principalement des moteurs variant de un à quatre cylindres. Les cinq et six cylindres sont plus rares, le constructeur japonais Honda proposait en 2002, des deux-roues de compétition à moteur 4 temps, V5 de 990 cm3 par exemple.

Vous être un titulaire du permis A2 à la recherche d’une moto ou bien vous souhaitez changer de moto, mais hésitez encore sur la cylindrée. Voici quelques conseils pour vous aiguiller. Mais pour comprendre en un mot les différentes configurations, souvenez-vous que plus le nombre de cylindres est croissant plus le poids, l’encombrement, et les pièces en mouvement augmentent.

Cylindre moto : quelle architecture choisir ?

Le monocylindre

Les moteurs monocylindres constituent une configuration minimale. Ils équipent les mobylettes légères et petits scooters, les motos de trial, moto cross et enduro, de 50 à 701 cm3. On retrouve par exemple les Aprilia Pegaso, Yamaha XT 500, Suzuki DR, Honda Dominator, ou des supermotards type Husaberg, Husqvarna, CCM, Beta, etc.

Ils se caractérisent avant tout par une bonne réponse dès les bas régimes et une faible consommation en carburant.

Cependant, il n’offre qu’une faible souplesse d’utilisation et tend à « cogner » rapidement à bas régime, et vibre beaucoup à hauts régimes.

Un monocylindre sera agréable en ville et zone péri-urbaine, ou sur de petites routes de campagne. Il pourra être amusant sur circuit pour les motos montées en supermotard. Il est en revanche à éviter pour les longs trajets, car le moteur n’est pas conçu pour rester en hauts régimes longtemps.

Il aura tendance à chauffer et risquerait de s’abîmer. En somme, le monocylindre est apprécié pour sa facilité de conduite et son accessibilité mécanique, mais est limité en puissance, donc en vitesse de pointe. À éviter sur autoroute.

Le bicylindre

On conseille généralement les bicylindres pour débuter à moto. Ils offrent de bonnes sensations de conduite avec un caractère nerveux et coupleux. Très répandu, le bicylindre équipe les motos sportives, les cruiser, trail, roadster ou routières. Mais la configuration est très variée.

Les Ducati modernes par exemple présentent un bicylindre en L. Les cylindres en V sont typiques des Aprilia, de certaines Suzuki et Honda comme la NTV 700 Deauville ou XL700V Transalp, des Yamaha, ou des Harley Davidson.

Encore une autre configuration, la Bmw à moteur Boxer offre un moteur bicylindre à plat tandis que la Suzuki SV 650 présente un moteur en v à 90°. À noter que les bicylindres verticaux sont en général plus compacts et plus doux. Moteur de caractère, le bicylindre offre de vifs démarrages et bon rapport couple / puissance, mais manque quelque peu de souplesse.

Le trois cylindres

C’est le compromis idéal entre la nervosité du bicylindre et l’allonge du quatre cylindres. Le trois cylindres offre couple, puissance et allonge. Il y a quelques années, le moteur trois cylindres avait tendance à être réservé à des motos exclusives comme les Benelli.

Depuis l’apparition, au début des années 2000, du moteur à trois cylindres de moyenne cylindrée (675 cm3), monté sur les Street Triple et Daytona, le constructeur anglais Triumph a redémocratisé le 3-cylindres. Auparavant, ces motos étaient, en effet, difficiles à assurer pour un débutant. Cette architecture typique se retrouve désormais également sur la MV Augusta, la Yamaha MT-09 pour ne citer que les plus connues.

Le quatre cylindres en ligne

Les moteurs 4-cylindres offrent une grande robustesse. Avec un caractère moteur souple et doux, voire creux, dans les bas régimes et nerveux dans les hauts régimes, ils présentent une grande allonge et peu de vibrations.

En revanche, en moyenne cylindrée (500 à 650 cm3), ils présentent un couple assez faible, facile à manipuler, mais manquant de caractère. Sur une moto bridée, la conduite sera même ennuyeuse. Le moteur « quat’pattes » sera plus intéressant sur une cylindrée supérieure à 750 cm3.

Mais attention, il sera lourd d’une part, mais il peut aussi devenir puissant, voire piégeux à haut régime. Il est donc déconseillé aux débutants.

Véritable caméléon, ce type de moteur se décline sous différentes formes afin de s’intégrer dans de nombreux types de châssis. C’est l’architecture la plus rationnelle et la plus économique à utiliser. C’est pourquoi il équipe la majorité des motos du marché, et surtout les Japonaises, comme la Honda CBF 1000, la Suzuki Bandit 650 et 1250, la Yamaha FZ6, la Kawasaki Z800, et bien d’autres !

Il existe également quelques motos, comme la Honda VFR, avec moteur 4-cylindres en V à vilebrequin transversal. L’avantage du V4 est de réduire la largeur du moteur, donc la surface frontale de la moto, mais il reste plus cher à fabriquer que le « 4 en ligne ».

Le six cylindres

Encombrant et lourd, le 6-cylindres est réservé aux motos de gros gabarit, vivement déconseillées pour les jeunes permis. Le 6-cylindres est reconnaissable à sa puissance, sa souplesse, sa polyvalence, son absence totale de vibrations qui autorisent à rester sur le même rapport de basse à haute vitesse, avec une reprise franche et sans vibration.

On ne trouve ces moteurs que sur de grosses routières, généralement à des tarifs élevés. Les deux seules motos actuellement équipées avec ce type de moteur sont la BMW K1600 GT et GTL (avec un bloc 6-cylindres en ligne), ainsi que la Honda GL 1800 Goldwing (avec un 6-cylindres à plat).

Publié par Stephanie
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