Drogue et alcool : le couple infernal

22 juin 2015

Tout conducteur ayant le sens des responsabilités doit savoir qu’alcool et volant ne font pas bon ménage. De même, la consommation de stupéfiants peut aussi causer de sérieux accidents de la route. Une étude récente a mis en lumière que la part des automobilistes impliqués dans un accident mortel, ayant consommés de la drogue, a augmenté ces dernières années.

illustration voiture accidentée dans une arbre à feuilles de canabis

De jeunes conducteurs

La plupart des cas constatés concernent les conducteurs les plus jeunes, les 18 à 24 ans, qui se trouvaient au volant sous l’effet du cannabis. Cette drogue dite douce, consommée sans trop d’inquiétude par beaucoup de jeunes, provoque de nombreux troubles.
Jean-Pascal Assailly, psychologue et chercheur à l’Ifsttar (Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux), indique que la perte des moyens du consommateur de cannabis passe par un amoindrissement de la vision périphérique, elle se transforme en “vision en tunnel”. Il précise que le temps de réaction s’allonge et donc que la capacité de contrôle du véhicule diminue.

Le chercheur explique que “le cannabis perturbe les fonctions les plus automatisées de la conduite.” A l’inverse de l’alcool, qui excite et incite à conduire trop vite, l’herbe a tendance à trop calmer, et “le consommateur qui se sent zen, calme, croit que son comportement n’a pas changé.” Alors qu’en fait, il ne sera pas en mesure de réagir suffisamment vite en cas de situation d’urgence.

L’association de cannabis avec l’alcool multiplie par quinze les risques d’accident mortel!

Des mesures préventives et des sanctions

Afin de prévenir au mieux les accidents liés à la consommation de stupéfiants, la police est désormais en mesure de procéder à des tests comparables à celui de l’ethylotest. Celui-ci repose sur l’analyse de la salive, et a déjà conquis les forces de l’ordre espagnoles et suisses. Jusqu’ici, un dépistage de drogue devait nécessairement passer par une analyse de sang, longue et contraignante. Selon une étude de la Sécurité Routière, le processus faisait perdre deux à trois heures aux gendarmes et aux policiers.

Désormais, un premier test salivaire positif donne lieu à un deuxième test de salive, qui est envoyé automatiquement à un laboratoire pour y être analysé. En l’espace de quelques jours, le résultat est donné et envoyé par courrier à l’automobiliste. Si celui-ci est positif, il est accompagné d’une convocation devant le tribunal.

Le conducteur risque alors 4500 euros d’amende, ainsi que le retrait de 6 points et une possible peine d’emprisonnement.

Publié par Stephanie
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