Seine-et-Marne : la folle embardée d’un jeune chauffard

19 mars 2019

Dans la nuit de samedi à dimanche, un jeune chauffard a failli provoquer un drame. Et pour cause, cet automobiliste originaire de Seine-Saint-Denis qui sortait d’une soirée arrosée chez des amis en Seine-et-Marne n’a cessé de multiplier les entorses graves au Code de la route.

Seine-et-Marne : la folle embardée d’un jeune chauffard

Interpellé avec 2,34 grammes d’alcool par litre de sang

Il était aux alentours de minuit lorsque le jeune homme a décidé de prendre le volant de son véhicule pour se diriger vers une boîte de nuit située à Meaux (Seine-et-Marne). Il emprunte alors la Nationale 3, mais sa conduite est quelque peu hésitante.

En effet, le chauffard frôle d’autres véhicules à plusieurs reprises… Ensuite, il se dirige sur une autre route et roule alors pendant plusieurs centaines de mètres en contresens avant de perdre le contrôle de sa voiture au niveau d’un rond-point.

Après avoir heurté des panneaux de signalisation ainsi que les rails de sécurité, le jeune homme repart sur la route… Sa folle course va finalement se terminer un peu après, au moment où il va percuter une voiture arrivant en sens opposé. Par chance, aucun blessé n’est à déplorer dans cette collision.

À leur arrivée sur place, les gendarmes soumettent le conducteur à un test de dépistage d’alcoolémie.

Ce dernier se révèlera largement positif : le jeune homme présentant un taux de 2,34 grammes d’alcool par litre de sang. Son permis de conduire a immédiatement été retenu et il devra désormais répondre de ses actes devant la justice.

Conduite et alcool sont deux ennemis

Il est important de souligner que l’alcool est l’une des principales causes de décès sur les routes en France.

En effet, les boissons alcoolisées sont à l’origine de plus d’un tiers des accidents mortels au volant. Par ailleurs, la majorité des personnes qui décèdent dans un accident de la route après avoir bu sont des consommateurs occasionnels, cela n’arrive donc pas qu’aux autres.

Ainsi, si l’on doit prendre le volant, il est conseillé de limiter sa consommation à un verre, soit 25 cl de bière, 12,5 cl de vin entre 10 et 12° ou 3 cl d’alcool distillé à 40°. Le mieux étant naturellement de ne pas boire du tout ou bien de rentrer en transports en commun ou en taxi d’une soirée arrosée.

Si le taux d’alcoolémie autorisé par la loi est dépassé, la sanction immédiate et automatique est le retrait de 6 points sur le permis de conduire et 135 euros d’amende.

Depuis le 1er juillet 2015, le taux d’alcoolémie ne doit pas être supérieur ou égal à 0,2 grammes par litre de sang chez les jeunes conducteurs. Pour les permis de plus de trois ans, le taux d’alcoolémie ne doit pas être supérieur ou égal à 0,5 gramme.

Quand l’alcool devient un délit

Au-delà de 0,8 grammes par litre de sang, l’infraction devient un délit.

Concrètement, cela signifie qu’en plus de la sanction infligée par les forces de l’ordre au moment du contrôle, le conducteur sera aussi amené à comparaître devant un tribunal.

En premier lieu, la police ou la gendarmerie peuvent donc :

  • retenir pour 72h le permis d’un conducteur en état d’ébriété manifeste,
  • immobiliser le véhicule si aucun passager ne peut prendre le volant,
  • suspendre administrativement le permis pour 6 mois maximum ou l’installation obligatoire d’un éthylotest anti-démarrage si le taux d’alcoolémie n’est pas supérieur à 1,8 g/l de sang et s’il ne s’agit pas d’une récidive.

Ensuite, les magistrats peuvent ainsi décider d’une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 2 ans ainsi que d’une amende de 4 500 euros, mais aussi imposer :

  • une suspension de permis jusqu’à 3 ans, sans sursis ni permis blanc,
  • l’annulation du permis avec interdiction de solliciter un nouveau permis pendant au moins 3 ans si récidive.
  • l’interdiction de conduire certains véhicules, y compris ceux pour lesquels le permis de conduire n’est pas exigé,
  • l’interdiction de conduire un véhicule non-équipé d’un dispositif homologué d’éthylotest anti-démarrage (EAD), pour  une durée de 5 ans au maximum. La violation de cette interdiction constitue un délit, puni de 2 ans d’emprisonnement et de 4 500 € d’amende.
  • l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière, aux frais du contrevenant.

Retrouvez la liste des stages de récupération de points en Seine-et-Marne.

Publié par Stephanie
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