Alcool au volant et priorité aux piétons : de nouvelles règles au Code de la Route

19 septembre 2018

Afin de mieux protéger les piétons, de nouvelles règles au Code de la route sont entrées en vigueur ce mardi 18 septembre. À la clé, un renforcement des sanctions pour les automobilistes.

 Pour lutter contre l’insécurité des piétons, le Code de la route évolue : un décret paru au Journal officiel du 18 septembre 2018 vient renforcer les sanctions encourues par les automobilistes, notamment en cas de refus de priorité à un piéton.

Trois mesures importantes, adoptées lors du dernier Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), entrent en vigueur dès ce mardi.

Alcool au volant et priorité aux piétons : de nouvelles règles au Code de la Route

L’éthylotest anti-démarrage, une seconde chance pour les conducteurs en infraction

La première de ces mesures vise à favoriser l’usage de l’éthylotest antidémarrage (EAD). Ce dispositif intelligent, intégré au véhicule, bloque la mise en route du moteur si le taux d’alcool enregistré est supérieur à celui autorisé par la législation.

Le décret du 18 septembre ouvre la possibilité pour les automobilistes en infraction de faire l’acquisition d’un éthylotest anti-démarrage, plutôt que de voir leur permis suspendu. Une mesure coûteuse – l’installation d’un EAD coûte entre 1.000 et 2.000 euros, mais qui présente l’avantage d’éviter « le déclassement causé par la perte du permis, notamment pour aller travailler », précise le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe.

La mesure sera tout d’abord expérimentée dans six départements, dont le Finistère et la Réunion. À compter du 1er janvier 2019, tous les conducteurs contrôlés avec un taux d’alcoolémie inférieure à 1,8 g/l devraient se voir proposer cette alternative.

Bon à savoir : depuis le 18 septembre, les préfets peuvent imposer aux conducteurs contrôlés avec une alcoolémie supérieure ou égale à 0,8 g/L (et inférieure à 1,8 g/l) de ne conduire que des véhicules équipés d’un EAD, une sanction qui peut être prononcée pour une durée maximale de six mois.

 Aux passages protégés, priorité aux piétons

Le décret du 18 septembre prévoit également un durcissement des sanctions en cas de refus de priorité aux piétons sur les passages protégés. Le refus de priorité à un piéton était jusqu’alors sanctionné par une perte de quatre points sur le permis de conduire.

Désormais, un automobiliste se verra retirer six points s’il ne cède pas le passage à un piéton « s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire ». Autre nouveauté, l’infraction pourra désormais être constatée sans interception, y compris par le biais de la vidéo-verbalisation.

11.000 piétons blessés en 2017

En renforçant les sanctions à l’encontre des automobilistes, le gouvernement espère faire baisser les chiffres trop élevés de la mortalité des piétons. En 2017, plus de 11.000 d’entre eux ont été blessés en circulant à pieds. Cette même année, 519 piétons sont décédés dans un accident de la route, majoritairement à la suite d’une collision avec une voiture.

D’autres mesures devraient être adoptées ultérieurement afin d’améliorer la visibilité des passages piétons. Il s’agira notamment de repenser les abords immédiats des passages, en matérialisant la ligne où les véhicules doivent s’arrêter, pour permettre aux piétons de traverser en toute sécurité.

À noter enfin que le décret instaure une toute nouvelle sanction pour le transport d’occupants en surnombre dans un véhicule. En cas de surcharge, les contrevenants risquent désormais une contravention de quatrième classe.

Publié par Stephanie
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