Auto-écoles et permis de conduire : le débat continue !

1 décembre 2014

Le constat est inévitable : passer son permis de conduire en France est trop long et trop bureaucratique.

Alors que l’assemblée nationale débat ces jours-ci sur un nouveau permis probatoire, nous vous donnons des pistes pour y voir plus clair.

PermisPourTOus

Une bureaucratie poussiéreuse….

Un décret de 1958 a donné aux auto-écoles homologuées un droit exclusif à enseigner la conduite. L’article L213-1 du Code de la route dit : « L’enseignement, à titre onéreux, de la conduite des véhicules à moteur ne peut être organisé que dans le cadre d’un établissement dont l’exploitation est subordonnée à un agrément délivré par l’autorité administrative, après avis d’une commission. »

Un monopole des auto-écoles

Ce qui a eu pour effet d’instaurer un véritable monopole sur le marché de l’apprentissage de la conduite.

Aujourd’hui, un moniteur assermenté ne peut pas délivrer lui-même l’intégralité de la formation, hors du cadre d’une l’auto-école.

Des auto-écoles « nouvelle génération « 

Celles-ci tentent de voir le jour comme auto-ecole.net et ornikar.com. Elles utilisent des outils actuels : un site web ! Pour en finir avec les cours de code dans des salles sans fenêtre… du coup, les économies sur la structure se répercutent directement sur la facture du candidat ! Et surtout elles permettent la mise en relation directe entre le candidat et les moniteurs.

Les places disponibles pour les examens : le marasme administratif

C’est la préfecture qui attribue des places à chaque auto-école, selon des modalités de calcul précis prenant en compte une période de référence et une population de référence.

Coup de projecteur sur le calcul :

  • Chaque mois la préfecture affecte à l’auto-école un nombre de place selon une méthode nationale calculée dans un premier temps sur le nombre moyen de candidats de l’auto-école présenté pendant l’année précédente.
  • Application d’un coefficient : calculé en fonction du nombre d’inspecteurs disponibles sur le département et en fonction du nombre global de candidats mensuel sur le département…

Là où cela bloque : le calcul des places attribuées par la Préfecture est basé uniquement sur les candidats se présentant pour la première fois, donc c’est un casse tête pour l’auto-école pour placer les candidats se présentant pour la deuxième fois ou troisième fois !

ex :  une auto-école dispose 10 places pour le mois d’octobre. Elle fait passer 10 candidats se présentant pour la première fois. Le taux de réussite est de 50%, cela signifie qu’elle se retrouve avec 5 élèves “sur les bras” à faire passer. Imaginons que le mois suivant, l’auto-école dispose à nouveau de 10 places. Si elle en prend 5 places pour faire passer les élèves qui ont échoué au mois précédent, il ne lui sera compté que 5 présentations( et non 10) au prochain calcul.

Petit progrès avec la reforme du permis, depuis le mois de juillet, les inspecteurs ne sont plus obligés de surveiller les épreuves du code. Ce qui les rend plus disponibles pour les épreuves pratiques. Soit environ 30% de temps en plus pour faire passer les épreuves pratiques.

Clarifier les tarifs

Les auto-écoles sont aussi pointées du doigt en ce qui concerne les tarifs pratiqués.

Le premier grief qui leur est adressé concerne bien un problème d’information.

Pourtant, l’affichage des tarifs est réglementé par un arrêté du 19 juin 1987, très précis. Il impose de fournir « la dénomination précise, la durée et le prix par unité TTC des leçons théoriques et pratiques, des tests de contrôle ainsi que le prix TTC des présentations aux examens », ainsi que la dénomination précise et la durée des prestations composant le forfait le plus couramment pratiqué par l’établissement, ainsi que le prix global TTC de ce forfait.

Les prix sont libres. Mais ils doivent faire l’objet d’un affichage extérieur et intérieur.

Ce qui explique la différence de tarifs constatés d’une école à l’autre. La moyenne nationale est de 48 euros l’heure de conduite et peut atteindre 55 euros à Paris ! Quant aux auto-écoles nouvelle génération elles affichent des tarifs à 42 euros voire 35 euros !!

Pour infos :  Un candidat à l’examen du permis de conduire peut s’inscrire directement en Préfecture et gratuitement. Le seul problème est qu’il n’aura aucune visibilité sur sa date d’examen contrairement à l’auto-école qui gère elle même son planning de places…

La durée de l’apprentissage variable d’un élève à l’autre

La première heure d’apprentissage à la conduite est une évaluation. Grâce à ce premier contact pratique, le moniteur va pouvoir estimer la durée de la formation. pour certains , 20 à 25 heures seront suffisantes, pour d’autres 40heures de leçons seront nécessaires….

Dans l’apprentissage de la conduite, le plus important est d’être bien formé dés le départ !

Le débat continue

Les députés planchent actuellement sur un projet qui permettrait à des organismes privés autorisés par l’Etat de faire passer un examen, identique à l’examen du permis de conduire, accessible au bout de 20h minimum (si l’élève est jugé prêt !). Si l’élève réussi l’examen, il obtiendra un permis probatoire pour 2 ans qui sera validé en « permis jeune » au bout de 2 ans sans infraction. S’il commet des infractions pendant son permis probatoire, il devra repasser l’examen du permis de conduire, cette fois-ci avec un inspecteur d’Etat.

Publié par Stephanie
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