Les différentes protections du motard 

13 novembre 2018

Selon les chiffres de la sécurité routière, les deux-roues motorisés ne représentent que 2 % du trafic, mais 21 % des accidents mortels. Les accessoires de protection motard sont donc essentiels.

Les différentes protections du motard 

Les différentes normes et homologations des équipements obligatoires

Aujourd’hui, parmi les vêtements moto, seuls le casque moto et les gants doivent répondre à des normes européennes. Un casque homologué doit porter par exemple la mention ECE inscrite sur l’étiquette blanche cousue à la jugulaire. Il existe plusieurs niveaux de protection et sécurité.

La norme ECE 22-04 P et ECE 22-05 P, correspond au casque intégral et ne peut être utilisé en circulation qu’en position fermée et être bien ajusté. La mention « PJ » pour protective jet vaut pour un casque modulable. La lettre « J » désigne un casque jet.

Pour être homologué, un casque doit être équipé de stickers réfléchissants : deux sur les côtés, un à l’arrière et un sur la face avant pour garantir une haute visibilité.

Depuis 2016, tout motard doit disposer d’un gilet jaune fluo – sans nécessairement le porter.

Depuis 2009, les gants moto doivent répondre à la norme EN 13594 et depuis 2016, être certifiés CE. Là encore, plusieurs niveaux existent. Seuls les gants à partir du niveau 2, obligatoires pour la conduite sur piste, protègent les articulations des doigts.

Chaque équipement de protection individuelle est testé en laboratoire afin de vérifier sa résistance à un impact, au déchirement, à l’abrasion ou l’éclatement. Tous les accessoires moto ne sont pas soumis à une certification légale, mais il est préférable d’opter pour une norme CEE.

Les équipements « non » obligatoires mais fortement recommandés

À l’heure actuelle, l’équipement obligatoire à moto se résume aux gants et au casque moto homologué. Pour une meilleure protection, il est fortement recommandé d’aller au-delà des obligations.

29 % des blessés graves sont victimes de lésions orthopédiques. Les bottes et chaussures moto permettront de protéger les pieds, chevilles et tibias, mais surtout la malléole.
Cet os régulièrement fracturé lors d’une chute si le motard roule en simples baskets. Pour une bonne protection, mieux vaut opter pour des chaussures montantes avec une coque aux malléoles voire des bottes moto conformes à la norme européenne EN 13634.

À moto, une chute rime souvent avec glissade. Le frottement de la peau sur le bitume peut entraîner une grave brûlure. Oubliez le t-shirt : une veste en cuir épaisse aura l’avantage de réduire ces risques. Les vestes des marques Bering, Dainese ou Alpinestars sont conçues en matière respirante comme le Gore-Tex® pour un excellent confort.

Pour une protection optimale, misez sur un blouson moto et un pantalon cuir de la norme EN 13 595. Pour l’équipement cross, misez sur la ceinture lombaire, et le plastron ou pare-pierre en tissu respirant.

Protéger son dos avec une dorsale

En cross, enduro comme sur route, une chute violente peut sérieusement endommager la zone pectorale et la colonne vertébrale et entraîner dans le pire des cas une paralysie. Le dos est une zone extrêmement sensible qu’il est possible de sécuriser grâce à la protection dorsale.

Cet équipement motard doit répondre à la norme EN 1621-3. À moto, scooter ou quad, il faut rester libre de ses mouvements. Une dorsale moto idéale ne doit pas être ni trop lourde ni trop rigide. Le D30, un matériau efficace, offre une bonne souplesse et se durcit à l’impact.

Il est préconisé d’opter pour un modèle qui descend du bas du cou – capable de protéger la clavicule – jusqu’au coccyx et qui recouvre une grande partie des côtes et des reins.

Protéger ses genoux, coudes et épaules

Le blouson cuir et le jean kevlar sont généralement équipés de protections épaules, coudières et genouillères homologuées CE. L’homologation EN 1621-1 signifie que ces coques ont été testées dans un laboratoire certifié.

Les protections des genoux sont généralement vendues avec le pantalon ou la combinaison moto. Il existe des modèles qui s’enfilent par-dessus un jean, mais en cas de chute, vous n’aurez pas les protections de hanches que confèrent les pantalons moto.

L’une des blessures les plus récurrentes, notamment en moto cross, est sans conteste la fracture du scaphoïde du poignet, qui peut être évitée avec un protège-poignet adapté.

Utiliser un gilet airbag

Les liaisons au thorax et à l’abdomen peuvent être fatales, notamment lorsque le motard chute et heurte un obstacle comme un véhicule ou une barrière de sécurité tristement réputée pour son effet « guillotine ». La veste airbag moto, elle, garantit une protection optimale, en protégeant le ventre, les organes vitaux et la nuque : les lésions aux cervicales peuvent entraîner de graves troubles neurologiques.

L’airbag se déclenche lorsque le pilote se désolidarise brusquement de la moto. Le gilet se gonfle alors afin de limiter le choc au sol ou avec un véhicule. Attention : ne portez jamais un sac à dos avec un airbag !

Son coût peut en freiner certains : comptez entre 300 et 1 000 euros pour ce gilet de protection moto. Mais votre vie a-t-elle un prix ? Renseignez-vous auprès de votre compagnie d’assurance : certains assureurs proposent en effet des réductions permettant aux sociétaires de s’équiper de cette veste moto à prix réduit voire de la remplacer en cas de déclenchement.

Publié par Stephanie
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