Guide complet sur la pression d’un pneu moto 

20 février 2019

À moto, la surface de contact avec la route est infiniment réduite. Pour des raisons de sécurité mais aussi de confort de conduite, il est crucial de prendre soin de sa pneumatique. Vérifier le gonflage d’un pneu moto est une règle d’or. Un check-up régulier permet d’observer l’usure de la bande de roulement et de la jante, déceler si un clou n’aurait pas causé une détérioration, ou contrôler l’équilibrage de la roue.

Guide complet sur la pression d'un pneu moto 

Quand faut-il vérifier la pression de sa pneumatique moto ?

Qu’ils soient à chambre à air ou tubeless, comme majoritairement aujourd’hui, les pneus moto ont tendance à naturellement se dégonfler.

La qualité de la gomme peut jouer, mais quelle que soit la marque, Dunlop, Michelin Pilot, Continental ou Bridgestone, même les meilleurs pneus ont tendance à perdre lentement de l’air.

Il est donc recommandé de vérifier la pression tous les 1000 km ou tous les 15 jours en moyenne et chaque fois avant les longs trajets. Si vous n’utilisez votre deux-roues que ponctuellement et qu’il passe plus de temps au garage que sur la route, il vaut mieux jeter un coup d’œil avant chaque utilisation.

Le simple fait de supporter le poids de la moto en stationnement, surtout si elle est positionnée sur sa béquille latérale, suffit à une perte de pression.

Attention, une déperdition rapide de l’air signifie généralement qu’il y a une crevaison lente. Le pneu est sans doute percé, mais la fuite de l’air ne se fait pas sentir immédiatement.

Que risque-t-on à rouler avec un pneu sous-gonflé ?

Rouler avec  un pneu mal gonflé aura plusieurs effets. Le plus notable est la sur-consommation de carburant. Pour compenser, la moto a tendance à requérir plus d’énergie. Des pneus sous gonflés augmentent en moyenne jusqu’à 10 % la consommation d’essence.

D’autre part, la moto devient lourde. Le pneu n’a plus la résistance optimale pour la supporter et tend à surchauffer. Ce phénomène peut entraîner un éclatement du pneu et donc une chute.

À deux-roues, la bande de roulement travaille énormément. Contrairement à une voiture, c’est toute la surface du pneu qui est utilisé à moto. En courbe, c’est le flanc du pneu, aussi appelé bande de peur, qui va lui être sollicité. Un mauvais gonflage fait donc partie des principaux risques d’accidents à moto.

Dans une moindre mesure, le pneu sous-gonflé jouera sur la tenue de route : le motard sentira une lourdeur dans la direction, notamment sur l’angle. Les suspensions subiront les chocs plus violemment et la distance de freinage sera accrue.

Bien sûr, l’usure du pneu sera accélérée, car en sous-pression, l’empreinte au sol s’alourdit sur les flancs, ce qui détériore la carcasse du pneu.

À l’inverse, un pneu sur-gonflé ne garantit plus la maniabilité du deux-roues ni sa bonne adhérence à la route, notamment dans un virage.

Comment bien faire la pression des pneus moto

Pour connaître la pression optimale de ses pneus, il faut se référer à la pression préconisée par le manufacturier si le montage des pneus est d’origine. La pression maximale autorisée est indiquée sur le flanc du pneu et ne doit jamais être dépassée.

Notez que la pression s’exprime en grammes, en Bar ou en Psi :

  • 1 bar = 14.5 psi
  • 1psi = 0.0689 bar

Il est bon de rappeler que la pression d’un pneu varie en fonction de son type. Un pneu sport ou un pneu de piste n’ont pas la même longévité qu’un pneu enduro par exemple. De même, tout dépend de l’utilisation.

La pression ne sera pas la même selon que l’on roule sur piste, sur route ou sur autoroute, mais aussi seul ou en duo, à vide ou avec des bagages, car la charge influe sur le gonflage.

Enfin, le type de conduite a une influence majeure : les enchaînements accélération rapide et freinage usent les pneus plus rapidement.

Notez également qu’un pneu arrière se dégonfle plus rapidement qu’un pneu avant.

En guise d’exemple, pour une moto routière, la pression du pneu avant est la suivante :

  • 2 bars pour les motos 125 ;
  • 2,2 bars pour les motos de moyenne cylindrée (500-600 cm3) ;
  • 2,5 bars pour les grosses cylindrées.

Si vous vous apprêtez à effectuer un long trajet, surtout avec une moto chargée, plus encore sur autoroute, sur-gonflez de 0,3 bar. Si vous roulez sur du mouillé, sur-gonflez de 0,2 bar. Et comme toute manipulation de la valve de gonflage entraîne systématiquement une légère perte de pression, sur-gonflez de 0,1 bar après chaque contrôle de pression.

Comment faire la pression d’un pneu chaud ?

Le rodage, autrement dit le temps de chauffe, s’effectue après une dizaine de kilomètres. Ajoutez 200 grammes à la valeur recommandée pour obtenir l’équivalent de la pression à froid.

Si les préconisations indiquent une pression à 2,5 bar, passez à 2,7. En période de canicule, gonflez un peu moins vos pneus puisqu’ils chaufferont plus rapidement.

Comment faire la pression d’un pneu froid ?

Il est fortement recommandé de toujours vérifier la pression à froid, car la température modifie la pression interne de vos pneus.

Pour rappel, un pneu est considéré comme froid si vous avez roulé tranquillement moins de 3 km. Dans le doute, patientez vingt minutes.

En règle générale, évitez l’azote pour gonfler vos pneus, car il s’agit d’un gaz froid qui empêchera vos pneus de monter en température correctement.

Publié par Stephanie
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